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Tableaux des maladies professionnelles

Régime général tableau 19

Spirochétoses (à l'exception des tréponématoses)

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Eléments de prévention médicale (août 2018)

I. Cadre légal

La leptospirose et la maladie de Lyme ne sont pas des maladies à déclaration obligatoire.

Il existe un centre national de référence pour les leptospiroses :

Unité de biologie des spirochètes, Institut Pasteur, Paris.

 

Il existe un centre national de référence pour les Borrelia

Laboratoire de bactériologie, Hôpitaux universitaires de Strasbourg, Strasbourg.

II. Examen médical initial

Pour la leptospirose, outre l’examen clinique, l’interrogatoire s’attachera à rechercher des facteurs aggravant (insuffisance rénale ou hépatique, déficit immunitaire grave, diabète…). Il comporte également une information du travailleur sur les risques encourus, les moyens de protection, les mesures d’hygiène à respecter, la conduite à tenir en cas d’accident.

NB : une chimioprohylaxie post-accidentelle est parfois citée par certains auteurs en cas d’intervention en milieu très exposant sans protection satisfaisante possible (rendant cette disposition très exceptionnelle).

Cet examen peut être l’occasion de proposer la mise en œuvre d’une vaccination contre la leptospirose (vaccination non obligatoire) en fonction de l’évaluation du risque, basée sur l’analyse du poste de travail, la fréquence et l’intensité de l’exposition et l’utilisation des moyens de protection. Le schéma vaccinal comporte une première injection suivie d’une deuxième 15 jours après. Le premier rappel doit avoir lieu 6  à 12 mois après (les suivants survenant 2 ans après).

Les travailleurs doivent être informées que la vaccination ne protège que contre un seul sérovar (L. ictero-haemorragiae) et que, si elle contribue à réduire le risque, elle ne dispense pas des autres mesures de protection individuelle et notamment des mesures d’hygiène.

 

Pour la borréliose de Lyme, outre l’examen clinique, l’interrogatoire s’attachera à rechercher des antécédents de borréliose de Lyme.

L’examen comporte également une information du travailleur sur les risques encourus, les moyens de protection, l’absence de vaccination, les mesures d’hygiène à respecter, la conduite à tenir en cas de piqûre de tique.

Il sera également précisé qu’à titre individuel, la pratique d’une sérologie systématique  en l’absence de signes cliniques n’apporte aucun renseignement utile.

III. Examen médical périodique

Cet examen permet de vérifier l’absence de survenue d’une modification de l’exposition, de pathologie compatible avec une leptospirose ou une borreliose de Lyme ayant pu passer inaperçue ou de nouveaux facteurs de risque individuels de gravité de la pathologie.

C’est également l’occasion de renouveler au travailleur l’information sur la maladie et les conseils de prévention, ainsi que la conduite à tenir en cas d’accident ou de piqûre de tique.

Le rappel de la vaccination (tous les 2 ans) contre la leptospirose peut être proposé si l’évaluation des risques le justifie.

IV. Cas particulier : maintien dans l’emploi du salarié porteur d’une maladie professionnelle

La leptospirose guérissant sans séquelle, il n’existe pas de contre-indication formelle à maintenir dans son emploi un travailleur ayant développé cette maladie, en insistant sur les moyens de prévention pour prévenir toute réinfection .

 

Pour une borreliose de Lyme guérie sans séquelle (érythème migrant ou phase secondaire), il n’existe pas de contre-indication formelle à maintenir dans son emploi un travailleur ayant développé cette maladie, en insistant sur les moyens de prévention pour prévenir toute nouvelle piqûre de tique.

V. Conduite à tenir en cas de constatation d’un cas dans l’entreprise

En cas de leptospirose professionnelle ou de borréliose de Lyme, le médecin du travail doit alors pratiquer un examen médical de tous les travailleurs susceptibles d’avoir été exposés sur le même lieu de travail.

VI. Dépistage de maladie ou symptôme non inscrit au tableau

Lors de la phase secondaire de la maladie de Lyme, les deux localisations suivantes ne sont pas actuellement citées dans le tableau.

Manifestations cutanées

Le lymphocytome borrélien est rare, mais caractéristique : apparaissant 1 à 2 mois après la piqûre, il se présente sous forme d’une plaque infiltrée ou d’un nodule indolore (rouge ou brun) siégeant principalement au lobule de l’oreille pour l’enfant ou niveau de l’aréole mammaire pour l’adulte.

Manifestations ophtalmologiques

Très rares (1 % des formes secondaires), elles se traduisent pas des symptômes non spécifiques : douleurs, baisse de l’acuité visuelle… uni ou bilatéraux, nécessitant un diagnostic en milieu spécialisé.